Une vingtaine d'associations, réunies au sein du collectif des « délinquants solidaires », s'estiment accusées de « délit de solidarité » envers les sans-papiers, et se disent victimes d'une politique d'intimidation. Une situation dénoncée hier par Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade, qui aide les sans-papiers dans les centres de rétention administrative (CRA).
L'organisation est en conflit avec la préfecture de police de Paris. Le 11 novembre, après une panne des cabines téléphoniques du CRA de Vincennes (94), trois agents de la Cimade ont rédigé des lettres attestant du problème. Mais, dans un courrier reçu la semaine dernière, le préfet accuse ces agents d'avoir rédigé de fausses attestations et assure qu'un téléphone de secours avait été mis en place. « En vingt-cinq ans de présence dans les CRA, on n'a jamais reçu de pareille lettre, s'indigne Laurent Giovannoni. On n'y comprend rien, sinon qu'il s'agit d'intimidation de la part de la préfecture. » W
S. C.