« Le grand rendez-vous que s'est fixé l'humanité avec la nature. » Pour l'Année internationale de la biodiversité, qui se tiendra tout au long de 2010, le Muséum national d'histoire naturelle* emmènera le public à travers l'histoire d'espèces disparues, afin de faire prendre conscience que « nous ne survivrons pas sans la nature », rappelait hier le directeur général du Muséum, Bertrand-Pierre Galey. Le cabinet d'histoire ouvrira le bal le 27 janvier avec son exposition « Espèces disparues et menacées ».
« Dans l'ombre des dinosaures » et « Dans le sillage des requins » seront les deux grandes expositions temporaires de 2010. La première, à partir du 14 avril à la grande galerie de l'Evolution (5e), nous transporte il y a 85 millions d'années. Elle présente aussi les bouleversements survenus 20 millions d'années plus tard, engendrant la disparition des dinosaures. L'exposition montrera sept squelettes provenant de grands musées du monde, comme Albertosaurus (9 m de long) et Carnotaurus (7,5 m de long), ainsi que des fossiles de bébé et des oeufs.
A partir du 2 février, « Dans le sillage des requins » sensibilisera le public à la menace qui plane sur cette espèce. Quelque 100 à 200 millions de requins sont pêchés chaque année, notamment pour leurs ailerons. Une nouvelle pratique, le finning, consiste à découper les nageoires et à rejeter dans l'eau le requin, qui n'y survit pas. Stars de l'expo : un cerveau fossile d'une chimère, un poisson vieux de 300 millions d'années, et la reconstitution grandeur nature de la mâchoire de Carcharocles megalodon. De deux mètres de haut. Une vingtaine de spécimens de requins et de raies, naturalisés spécialement pour l'exposition, seront présentées, ainsi que des espèces vivantes (requins chabot, à pointe noire ou zèbre), à l'aquarium de la Porte Dorée (12e). Histoire de montrer que sur les 550 espèces de requins connues, la majorité est inoffensive et mesure moins d'un mètre. W
* www.mnhn.fr.