Mon père a déjà présidé l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad) et aujourd'hui, c'est moi qui devrais être élue à la tête de cette instance, qui suis-je? Réponse: Joëlle Ceccaldi-Raynaud. La maire (UMP) de Puteaux est candidate au poste que convoitait, jusqu'au 22 octobre, Jean Sarkozy. Un fauteuil à occuper depuis que le président sortant, Patrick Devedjian, a atteint la limite d'âge. Face à elle, un unique rival déclaré: le maire communiste de Nanterre, Patrick Jarry.
Jean Sarkozy très attendu
«Je ne serai pas une présidente de transition», prévient l'élue, qui se positionne ainsi pour la présidence de l'établissement public d'aménagement de la Défense Seine-Arche (Epadsa), l'entité qui remplacera l'Epad l'année prochaine et étendra son périmètre sur les communes de Nanterre et de la Garenne-Colombes. La maire est assurée de remporter la majorité des suffrages des dix-huit administrateurs de l'Epad, dont neuf sont des représentants de l'Etat. Le vote devrait être d'autant plus suivi que ce sera la première fois que Jean Sarkozy, administrateur de l'Epad, devrait prendre la parole sur le sujet depuis qu'il a renoncé, au coeur de la polémique, à la présidence. «Il n'a pas souhaité intervenir dans les médias, car il y a eu un peu de bruit sur cette question», indique pudiquement une porte-parole du jeune conseiller général. «Il s'est concentré depuis sur son travail d'élu, notamment sur les questions budgétaires.» «Je comprends qu'il essaye un peu de se faire oublier, confie à 20 Minutes le conseiller général (UMP) Hervé Marseille. Chaque fois qu'il apparaît, on juge sa démarche par rapport à son nom. Mais il est solide. Comme dans toutes les épreuves, il en est ressorti renforcé.»