« Ce qu'il faut, c'est pouvoir démarrer et démarrer rapidement. » Après l'adoption en première lecture de la loi sur le Grand Paris, hier à l'Assemblée nationale, le secrétaire d'Etat à la Région-capitale, Christian Blanc, veut aller vite. Les travaux du métro automatique pourraient débuter fin 2013 si, comme il le souhaite « personnellement », la procédure accélérée du texte de loi était maintenue.
Mais le ministre a déjà en tête l'aménagement urbain autour des gares. Hier, il a indiqué qu'un appel d'offres d'études urbanistiques avait été remporté par l'équipe allemande de Finn Geipel et de Giulia Andi - l'un des dix cabinets consultés par Nicolas Sarkozy -, pour l'aménagement des communes d'Aulnay-sous-Bois, Clichy-sous-Bois, Montfermeil et Sevran (Seine-Saint-Denis). Une information confirmée par le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, tête de liste départementale d'Europe Ecologie aux régionales, qui se réjouit du « travail de cette équipe sur le développement durable ». Pour l'aménagement du plateau de Saclay, c'est le paysagiste Michel Desvignes - transfuge de l'équipe de Jean Nouvel, avec lequel Christian Blanc est en froid - qui a été retenu. Des appels d'offres sur deux autres territoires sont sur le point d'être lancés. « Quand on me dit qu'il y a des problèmes entre les architectes et moi, je me marre ! », ironise le secrétaire d'Etat. Il a aussi confirmé que l'ensemble des architectes consultés par l'Elysée devrait se regrouper « après les régionales » en un Atelier du Grand Paris. Il prendra la forme d'un groupement d'intérêt public doté de 2 millions d'euros. Reste un problème juridique à régler : que les architectes ne se retrouvent pas « en situation de conflit d'intérêts sur les appels d'offres lancés ici ou là ». W
A. S.