GRIPPE A (H1N1): une petite piqûre avant la récré

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Publié le 25 novembre 2009.

REPORTAGE - Au collège de La Pléiade à Sevran, 10% des élèves ont accepté de se faire vacciner...

Le temps d’une demi-journée, la salle polyvalente du collège de La Pléiade a été transformée en centre de vaccination. Une table pour la consultation médicale, un coin injection délimité par quelques paravents, et même un lit d’infirmerie au cas où un élève ferait un malaise.

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Trois infirmières et un médecin scolaires ont été réquisitionnés, les surveillants et le personnel administratifs sont également sur le pont. «Ça demande pas mal d’organisation, souligne le principal du collège, Alain Pradalet, qui est lui-même allé chercher les doses de vaccin le matin. D’autant que l’on a été prévenu seulement jeudi dernier.» 

>> La vaccination, des scolaires, c'est parti
 
Le personnel a donc eu moins d’une semaine pour préparer l'opération et envoyer les questionnaires médicaux aux parents. Et sur les 560 élèves, seuls 58 ont reçu l’accord parental. Tout juste 10% dans un collège où six cas avérés de grippe A(H1N1) ont été enregistrés fin septembre. Mais le principal s'attendait même à moins». Et puis il y a aussi les parents qui s’interrogent encore: «S’il y a une forte demande, il n’est pas impossible que nous organisions une nouvelle session de vaccination dans quelques semaines», rassure Alain Pradet.
 
«Il faut juste les rassurer»
 
Un à un les enfants passent devant le médecin scolaire qui vérifie le dossier médical et interroge aussi l¹élève: «Il n’est pas question de vacciner un enfant qui ne le souhaite pas, même si ses parents ont signé l’autorisation. Dans la pratique, ce n’est pas le cas. Certains ont peur de la piqûre ou s’inquiètent de ce qu¹ils ont entendu dans les médias, mais il faut juste les rassurer.»

Hélène-Laëtitia, 12 ans, fait partie de ceux-là: «C’est vrai qu’on peut attraper le cancer? C’est un copain qui me l’a dit», demande-t-elle. Finalement, l’adolescente accepte sans problème de se faire vacciner. Ses camarades attendent déjà de retourner en classe. Et dans le groupe d’ados, une seule question circule : «T’as eu mal?»
Charlotte Mannevy
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