L'attente peut durer deux à trois heures dans les centres de vaccination de la capitale. Le préfet de Paris a donc appelé, hier, à la « mobilisation ». Des médecins, surtout. D'après la préfecture, entre 20 et 25 % du personnel médical et administratif convoqué ne se présenterait pas aux vacations. « Si on n'y arrive pas ici, c'est dramatique. Car à Paris, on ne peut pas dire qu'il y ait une pénurie de médecins », souligne Daniel Canepa, qui n'écarte pas le recours aux réquisitions. « C'est trop simple d'envoyer un policier chercher un médecin et fermer son cabinet, s'échauffe José Clavero, spécialiste grippe à l'Union régionale des médecins libéraux d'Ile-de-France. Nous avons des patients malades et il est hors de question de les abandonner à ces centres. »
Depuis l'ouverture des douze centres de vaccination parisiens, le 12 novembre dernier, 18 992 personnes ont pu être vaccinées. Pour en accueillir davantage, l'amplitude horaire va être augmentée la semaine prochaine. Demain, sept centres pédiatriques vont par ailleurs ouvrir. Ils seront réservés aux enfants de 6 mois à 3 ans, mais le parent accompagnateur pourra aussi se faire vacciner. Des équipes mobiles tourneront aussi dans les écoles de la capitale. Ce dispositif devrait réduire les files d'attente. Si le personnel soignant est au rendez-vous. W
William Molinié