« Pigalle la nuit », nouvelle série de Canal+ diffusée à partir de ce soir, décrit une tranche de vie de ce quartier. 20 Minutes a montré le premier des huit épisodes* à une dizaine d'habitants et habitués du coin, amoureux de ce qu'ils appellent « leur village ». La majorité a trouvé la série bien faite, à l'exception de Marc, 22 ans, familier des lieux depuis son plus jeune âge. Pour lui, « la mise en scène est trop plate » et n'exploite pas assez l'ambiance de l'endroit. « Mais c'est super qu'on parle de ce quartier très touchant », note-t-il. Sarah, patronne du Lautrec, un bar d'habitués où l'épisode a été présenté, trouve le tout assez cliché et trop axé sur le sexe. « Tu perds ta soeur, c'est forcément sur un podium à Pigalle que tu la retrouves », ironise-t-elle. « On ressent bien l'essence du quartier, son ambiance et ses odeurs, commente Philippe Cochinard, créateur sur le Web de TV Pigalle et TV Montmartre. Le sexe et les arnaques font aussi partie du paysage de ce quartier mystérieux et sulfureux. »
Avant de crier au cliché, il laisse le temps aux épisodes suivants de saisir « autre chose que l'apparat ». Il nuance néanmoins le tableau de la soeur perdue qu'on retrouve dans un cabaret. « Le cliché de la fille paumée qui danse, c'est fini. Aujourd'hui, elles ont souvent un bac + 3. C'est un moyen de gagner de l'argent rapidement », explique-t-il. Les avis de ceux qui connaissent le Pigalle des artistes et de l'amitié sont plus tranchés et hétéroclites. Mais comme le dit William, comédien qui y réside depuis plus de vingt ans et qui a adoré la série, « Pigalle restera toujours Pigalle ». W