«Nous ne portons aucun jugement de valeur sur les établissements nocturnes, nous ne faisons qu'appliquer la règlementation, qui a sa logique propre: elle est peut-être rigide, mais peut sauver des vies», affirme Renaud Vedel, sous-préfet de police. La préfecture de police (PP) - qui affirme traiter environ 1.500 plaintes annuelles, un chiffre, selon elle, stable depuis deux à trois ans - nie être plus tatillonne.
Seul changement reconnu: depuis deux ans, les autorisations d'ouverture nocturne (après 2h) sont soumises au respect des normes de sécurité (sorties de secours, désenfumage...) et des normes acoustiques. Auparavant, ce n'était pas le cas.
Une «nouvelle orientation» qui vise, écrit le préfet de police Michel Gaudin dans un courrier à un élu que s'est procuré 20 Minutes, à «lutter contre le regain observé des phénomènes d'ivresse publique ou de comportements à risques en fin de soirée, surtout chez les jeunes, et responsabiliser l'ensemble des exploitants». De plus, les autorisations ne sont plus accordées à « titre permanent » mais réévaluées au moins tous les trois ans.
Mais, selon la PP, cela ne change rien. Sur les neuf premiers mois de 2009, 295 autorisations ont été accordées, dont 92 nouvelles, et 66 refusées, contre 273 autorisations et 107 refus en 2008. La PP n'a pas fourni de chiffres plus anciens. «Avant chaque sanction, il y a des avertissements», rappelle aussi Renaud Vedel.