En Ile-de-France, le droit à l'IVG perd du terrain

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Publié le 15 octobre 2009.

SANTÉ - Plusieurs centres ferment tour à tour...

Broussais (14e), Jean-Rostand (Ivry-sur-Seine) et, depuis le mois de juillet, Tenon (20e). Ces trois établissements de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris ont fermé leur centre d'interruption volontaire de grossesse (IVG). Le dernier en date, l'hôpital Tenon, n'a pas remplacé le chef de service, parti en retraite. Mercredi, le Collectif unitaire pour les droits des femmes du 20e a manifesté dans le hall de l'établissement pour réclamer la réouverture du service.

«Ces trois hôpitaux réalisaient 2.800 IVG par an. Soit un quart des avortements en Ile-de-France», s'indigne Josée Pépin, une animatrice du collectif. Résultat, il faut désormais trois semaines d'attente pour une IVG à Paris, contre «neuf jours en moyenne en France», précise Marie-Pierre Martinet, du Planning familial.

L'hôpital Tenon reconnaît des problèmes d'information du public. Mais son directeur, Roland Gonin, préfère parler de «restructuration». «On réorganise les services entre les hôpitaux pour une meilleure qualité des soins», assure-t-il. Les grandes structures (Bichat, Saint-Antoine, Saint-Louis...) devraient centraliser à terme les petits services, jugés moins rentables. «C'est le problème, on va supprimer des offres de proximité indispensables», regrette Fatima Lalem, ajointe (PS) à la Mairie de Paris, chargée de l'égalité femmes-hommes.

William Molinié
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