Dassault : «Si l'UMP ne gagne pas, je quitte Corbeil»

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Publié le 25 septembre 2009.

REPORTAGE - A Corbeil-Essonnes à la veille du premier tour des élections municipales...

«Que ce soit d'un côté ou de l'autre, c'est la même chose, vous êtes tous pourris», s'égosille un Corbeil-Essonnois d'une quarantaine d'années. La vie politique locale et les déboires judiciaires des élus ont fini par dégoûter bon nombre d'habitants. Jeudi matin, sur le marché de la place d'Essonnes, les militants ont pourtant essayé de convaincre les derniers indécis. Mais rien n'y fait. «On est dans une zone de filouterie», lance un commerçant. «Ils ont gaspillé tout notre argent. C'est pour ça qu'on paie autant d'impôts aujourd'hui», complète Maria, qui habite la ville depuis trente-six ans.

Tout au long de la matinée, les candidats aux municipales défilent dans les allées du marché. Les militants PS déplient même une table près des étalages. «Mon ambition pour cette élection est de rassembler toute la gauche démocratique dans le calme et la sérénité», explique Carlos Da Silva, le candidat PS. Les supporters de Jacques Picard (Europe Ecologie) préfèrent rester prudents: «Les alliances du second tour se feront en fonction de la liste qui arrivera en tête et surtout, de l'écart entre les candidats», rappelle une militante.

Dassault au marché

Une chose est sûre, bon nombre de listes ont d'ores et déjà prévu de fusionner au second tour pour faire front contre la candidature de Jean-Pierre Bechter (UMP), le candidat désigné par l'ancien maire, Serge Dassault. Un poulain invisible, ce jeudi matin, sur le marché.

Vers 10h30, une voiture aux vitres teintées se gare discrètement dans une contre-allée. Entouré d'un garde du corps et de quelques proches, c'est Serge Dassault en personne, pourtant inéligible, qui commence, en habitué, son tour de marché. « Si je conserverai mon bureau à l'hôtel de ville? Je ne sais pas encore. Mais je suis sûr qu'on pourra s'arranger avec M. Bechter», ironise-t-il. Dans le cas contraire, il l'a annoncé hier matin, à demi-mot : «Je m'en vais de Corbeil-Essonnes.»

W. M.
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