« J'étais à bout de nerfs », lâche-t-elle pour expliquer son geste. Cette femme médecin urgentiste avait jeté un ordinateur portable et un téléphone du sixième étage d'un immeuble du 17e en août 2008, lors d'une dispute avec son ex-compagne. Elle comparaissait hier devant la 20e chambre correctionnelle de Paris pour « dégradation du bien d'autrui ». La propriétaire de l'une des deux voitures endommagées a réclamé 1 000 euros au titre du préjudice moral subi en plus des 800 euros demandés pour la réparation de son véhicule, une Clio de 1995. « Moi ou mon fils aurait pu être tué par l'ordinateur », a-t-elle argumenté. « Rapacité ! rétorque l'avocat de la prévenue. Madame s'est manifestée plus de trois semaines après les faits, c'est dire à quel point elle était choquée. » Le juge tranche : 300 euros sont accordés pour le préjudice moral, en plus des réparations matérielles, des frais de justice et de l'amende... « Elle est plus remontée que votre ex... », s'étonnera le magistrat après le jugement. W
Pierre Boisselet