Pas évident de synthétiser le graffiti des années 1970 à nos jours. Une fois n'est pas coutume, mieux vaut commencer cette exposition par le sous-sol, où quelques vidéos et un panneau explicatif racontent l'émergence de cet art urbain. Les écrans et quelques clichés illustrant ces oeuvres nées dans les rues de New York sont entourés par des murs graffés par trois pionniers : Part One, Seen et P.H.A.S.E. 2. Au rez-de-chaussée, la fondation Cartier a offert à dix graffeurs du monde entier la possibilité de créer un mur. Plus éloignés du tag, plus originaux aussi que les oeuvres exposées au sous-sol, ces panneaux reflètent la variété du graffiti d'aujourd'hui. Dernière découverte, ce documentaire, Pixo, qui dévoile la technique du pixação, une déclinaison du tag, à São Paulo. Avec cette rétrospective évidemment non exhaustive mais variée, le public prêtera certainement plus attention à cet art populaire de plus en plus respecté.
Né dans la rue. De 4,50 à 6,50 eur. Jusqu'au 29 novembre à la fondation Cartier, 261, bd Raspail,14e. www.fondation.cartier.com.