L'adolescent de 17 ans, gravement blessé à la tête par un tir d'arme à feu,
dans la nuit de samedi à dimanche après une violente bagarre au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), est décédé dimanche soir. Hier, l'enquête de voisinage se poursuivait, afin de déterminer les circonstances du drame. D'après les premiers éléments, le trafic de drogue ne serait pas à l'origine de la rixe déclenchée entre les deux bandes de jeunes aux abords de la cité des Tilleuls et celle dite des « 212 ». Selon la police, il s'agirait plutôt d'une affaire de « mauvais échanges de regards ». D'autres habitants évoquaient, dimanche, un « règlement de comptes ». La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, assurait avoir « renforcé la sécurisation au Blanc-Mesnil », où l'on redoutait un embrasement à la suite de cette affaire. Le maire communiste, Didier Mignot, s'inquiétait, lui, de l'aggravation de la violence : « Tant que le gouvernement ne s'attaquera pas aux problèmes sociaux, la tension continuera. » W