FESTIVAL - La première édition de Futur en Seine, consacrée aux nouvelles technologies, commence ce vendredi.
Des
robots, des images 3D, des films d'animation, des jeux vidéo… Toutes les filières de la création numérique en Ile-de-France donnent rendez-vous au grand public à partir de ce vendredi, à l'occasion du lancement de Futur en Seine, premier festival dédié aux innovations technologiques. Environ 300 événements auront lieu, répartis sur 45 lieux, jusqu'au 7 juin. «Nous avons pensé Futur en Seine dans l'esprit des Expositions Universelles parisiennes du début du 20è siècle, où l'Ile-de-France y montrait l'étendue de son savoir-faire», raconte Philippe Roy, délégué-adjoint de Cap Digital, pôle de compétitivité dédié à l'industrie de la création numérique francilienne, et organisateur de l'événement avec la Région Ile-de-France et la Ville de Paris.
«Un tiers des étudiants des Gobelins partent chez Pixar à leur sortie»
Et le savoir-faire de l'Ile-de-France au 21è siècle, ce sont les nouvelles technologies. «Notre région est à la pointe de la création numérique mondiale. L'Ile-de-France est par exemple un des territoires majeurs du film d'animation - Renaissance, Azur et Asnar, Arthur et les minimoys... y ont été créés - des effets spéciaux pour le cinéma américain et français, du jeu vidéo ou de la numérisation 3D des espaces urbains et des monuments. La filière des NTIC représente 400.000 emplois, ce qui fait de l'Ile-de-France la première région d'Europe. Et nous avons aussi une trentaine d'instituts de formation mondialement reconnus, comme les Gobelins, d'où un tiers des étudiants sortants partent directement chez Pixar», s'enorgueillit Philippe Roy. L'école de l'image parisienne s'est d'ailleurs distinguée cette année, puisque pour la première fois de son histoire, un film de fins d'études réalisé par des élèves, «Oktapodi», a été nominé aux Oscars en février dernier.
Seize prototypes spécialement créés pour l'occasion
Cette filière semble pour le moment résister à la crise. «Mais la prochaine vague de commandes des grands éditeurs de jeux vidéo, qui tombe habituellement à l'été, pourrait changer la donne, ainsi que les chiffres de fréquentation du cinéma», prévient Philippe Roy.Pour l'instant l'heure est à la fête. Et pour célébrer cette première édition, Cap Digital présentera seize prototypes spécialement créés par des entreprises franciliennes pour l'occasion, à la suite d'un appel à projets. Le public pourra ainsi tester Héritage 3D, une vraie machine à remonter le temps qui replonge le visiteur du Château de Vincennes dans le cabinet de travail du roi Charles V, La Montre Verte, qui calcule la pollution ambiante, ou encore un télescope qui, depuis l'Arc de Triomphe, montrera le Paris du passé et du futur, par un jeu de sur-impression. La ville du 21è siècle sera bien numérique.
Mickaël Bosredon
PROGRAMME
Une «Wikiplaza», sorte de grand dôme représentant la superposition d'une ville numérique sur la ville réelle, est installée
place de la Bastille (11è) durant toute la manifestation. Elle accueillera plusieurs prototypes, et se voudra surtout un laboratoire citoyen sur l'usage des nouvelles technologies. La
Bourse du Commerce (1er) accueillera elle l'événement Read Digital (4 et 5 juin de 9 h à 18 h) qui porte sur l'édition numérique: la question des e-books et des librairies en ligne sera notamment abordée. La
Cité des Sciences et de l'Industrie (19è) proposera elle une démonstration de robot-touriste se pilotant depuis Internet, ainsi que des rencontres les 3 et 4 juin sur le thème: «Nouvelles cartographies, nouvelles villes?» Programme complet sur
www.futur-en-seine.fr.