«Cette opération inquiète les parents, nous voudrions les rassurer.» Michel Soussan, le directeur de l'académie de Paris, a présenté lundi la procédure d'affectation des élèves en classe de seconde.
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Dans la capitale, ce moment est propice au stress des familles, qui veulent forcément le meilleur bahut pour leur enfant. Comme les établissements les plus prestigieux sont tous à portée de métro, la concurrence est rude. Bien plus que dans d'autres académies.
Paris est donc spécifique. Et s'est mis plus tardivement à l'informatisation de la procédure. Jusqu'en 2007, les proviseurs choisissaient eux-mêmes leurs recrues, les chefs des établissements les plus renommés faisant leur marché parmi les meilleurs dossiers.
L'an dernier, un logiciel a été mis en place pour rendre la procédure plus transparente. Mais le directeur de l'académie l'admet : «Nous avons un peu essuyé les plâtres en 2008». Pour éviter le bug et quelques centaines d'élèves sans lycée livrés à eux-mêmes pendant l'été, le rectorat a adapté le système. Le logiciel affectera les élèves en deux «tours» et non plus un seul, afin de satisfaire plus de 90 % des parents sur l'un des deux premiers voeux.
Ils auront alors trois jours pour confirmer leur inscription. Et pour les «perdants», des permanences auront lieu début juillet dans les collèges.
En attendant, c'est l'heure du choix. Chaque famille doit, d'ici aux conseils de classe, formuler six voeux. Soit six lycées différents. Les chances d'obtenir le premier dépendent du «succès» de l'établissement et du dossier de l'élève.
Plusieurs critères entrent en compte, dont le poids a, cette année, été communiqué (lire encadré). Les boursiers sont légèrement favorisés depuis 2008. Mais les notes restent prépondérantes, contrairement à ce qui se passe dans les autres académies. «Leur poids sera amené à diminuer, mais on ne pouvait pas rompre trop fortement avec le système précédent », reconnaît Michel Soussan. Les parents le regrettent: «La procédure informatisée est plus transparente, mais ne va pas dans le sens d'une meilleure mixité sociale et scolaire », souligne la FCPE. Le rectorat conseille aux parents d'être plus relax: «Ils focalisent sur un petit nombre de lycées d'excellence, mais tous les établissements parisiens mènent leurs élèves au bac... »