Ici pas de tours interminables, ni de « geste » architectural flamboyant.
La nouvelle exposition de la Cité de l'architecture, « Habiter écologique », c'est plutôt le monde du recyclage, du bon sens, et de la prise en compte de l'usager.
« Il n'y a pas de recette d'une bonne architecture écologique », explique la commissaire de l'exposition, Dominique Gauzin-Müller, « mais il ne s'agit pas de rajouter un simple panneau solaire : il faut avoir une approche holistique », c'est-à-dire complète, dans le respect du terrain où l'on construit, et de la culture du pays où l'on se trouve. De Montreuil à la Norvège, de Saint-Cloud au Chili, l'exposition emmène le visiteur aux quatre coins du monde. Car l'habitat écologique, « c'est un mouvement universel », insiste Marie-Hélène Contal, directeur adjoint de l'IFA (Institut français d'architecture). Cela n'a pas toujours été le cas : les premiers projets « durables » du début du XXe siècle, et les grands précurseurs en la matière, étaient en effet essentiellement américains ou européens, comme Frank Lloyd Wright, Alvar Aalto, ou Sverre Fehn. Si le mouvement est aujourd'hui en train de conquérir la planète, c'est pour répondre à l'enjeu de l'entassement urbain : « En un siècle, la part d'habitants en zone urbaine est passée de 15 % à 80 % », rappelle Dominique Gauzin-Muller, commissaire de l'exposition. Le pavillon et la maison individuelle occupent cependant une place prépondérante dans l'exposition. La preuve que la démarche écologique n'a pas encore conquis les grands ensembles urbains, même si elle permet de mener des expériences. W