Les onze jeunes arrêtés lundi après l'expédition punitive menée au lycée de Gagny (Seine-Saint-Denis) ont été libérés, hier. Pour autant, tous ne sont pas hors de cause. « Plusieurs victimes ont identifié certains de ces jeunes comme étant présents au moment des faits. Reste à savoir qui sont les auteurs précis des violences », a expliqué une source judiciaire à l'AFP. Le 10 mars, une vingtaine de personnes encapuchonnées, armées de barres de fer, de bâtons et de couteaux s'étaient introduites au lycée Jean-Baptiste-Clément. Douze personnes avaient été légèrement blessées. Depuis, une information judiciaire est ouverte. Agés de 15 à 20 ans, ces nouveaux suspects sont pour la plupart originaires de la cité des Dahlias, à Gagny. C'est une rivalité avec d'autres jeunes issus du quartier du Chesnay qui aurait provoqué une série de « matchs aller-retour », selon l'expression d'un policier. Dès le 12 mars, trois autres jeunes de 15 à 19 ans avaient été mis en examen et un majeur, écroué. W