Ces personnes, originaires du sous-continent indien, sont soupçonnées de participation à un attroupement interdit et pour certains de dégradations de véhicules, notamment des bus de la RATP, ou encore de violences à agent de la force publique.
Quelque 210 personnes avaient été interpellées lors de la manifestation dont l'objet était de dénoncer l'intervention de l'armée sri lankaise contre les rebelles tamouls. Selon les constatations de deux journalistes de l'AFP, les vitres de trois autobus de la RATP, de deux voitures et d'un camion ont été brisées et un scooter incendié.
«Les manifestations pacifiques ne marchent pas»
«Depuis le 8 avril, des Tamouls sont en grève de la faim au Trocadéro. Mais comme on est minoritaires, personne ne nous écoute, les médias n'ont pas réagi, affirme Thurai Ranjith, un ingénieur de 38 ans originaire de Drancy, venu manifester. La veille, le gouvernement sri-lankais a encore massacré des centaines de civils. Les manifestations pacifiques ne marchent pas.»
Un agent de la RATP a indiqué à «20 Minutes» que les manifestants se sont attaqués à un camion et à deux bus, tentant de mettre le feu à l'un d'entre eux. Les vitres de trois autobus de la RATP, de deux voitures et d'un camion ont été brisées.
«Nous manifestions de manière pacifique quand des personnes se sont attaquées à des bus. Elles ont perdu de la famille au Sri-Lanka, elles sont désespérées», confiait Jana Francis, 39 ans, originaire de Drancy également.
Des manifestants ont renversé des poubelles au milieu de la rue et certains d'entre-eux ont jeté des bouteilles sur les forces de police, ont constaté les journalistes. Selon la préfecture de police, quatre personnes, dont un policier, ont été légèrement blessées lors de ces incidents.