Un barbouillage qui tourne mal. Ce week-end, six membres du Collectif antipub des déboulonneurs ont passé vingt heures en garde à vue au commissariat du 8e. Samedi après-midi, ils avaient inscrit des slogans sur trois panneaux de l'afficheur Avenir (groupe JCDecaux), boulevard Rochechouart (19e).
Parmi les formules choisies : « Vitrine du mensonge » ; « Légitime réponse » ou encore « Violence économique ». Le collectif, qui organise chaque mois ce type d'actions de désobéissance civile pour dénoncer l'affichage géant, s'est indigné hier : « En 34 actions menées depuis novembre 2005, c'est la première fois que des barbouilleurs ne sont pas relâchés par la police à l'issue des quatre heures réglementaires d'interpellation. » Les Déboulonneurs disaient ignorer, hier soir encore, le motif de la rétention des six barbouilleurs. Selon une source policière, une enquête préliminaire pour « dégradation » a été ouverte sur instruction du parquet. ■