Des projections, du théâtre, des débats philosophiques et de la danse pour protester contre la réforme des universités. Hier, professeurs, étudiants et agents administratifs des filières arts, philosophie et esthétique de Paris-VIII ont investi le 104, nouveau lieu de création artistique dans le 19e, afin de « montrer que la loi Pécresse nous fragilise plus encore que les autres », confie Jean-Henri Roger, cinéaste et professeur. Comme tous les participants, Daniel Danétis, directeur du département d'arts plastiques, craint pour « ces domaines de recherche qui ne sont pas directement rentabilisables ». Etudiante en théâtre, Hélène Beuvin, 23 ans, est venue jouer hier pour que « l'université ne devienne pas une entreprise ». « Je veux pouvoir continuer à faire ce que j'aime dans une université qui me plaît », explique-t-elle. De son côté, Morgann Gicquel, étudiant et organisateur de l'événement festif, refuse que « le temps du travail universitaire et de la réflexion soit remis en cause ». Les grévistes ont d'ores et déjà prévu de réitérer ce type de manifestations à une fréquence hebdomadaire. Pas question, donc, de tirer le rideau. ■■Rémi Laporte