QUARTIERS - Cette police de contact a donné satisfaction dans le 93...
Les Uteq s'étendent hors de Seine-Saint-Denis. Comprendre les Unités territoriales de quartier. Ces groupes d'une vingtaine de policiers chacun - dont la philosophie est d'intervenir dans les cités sensibles tout en maintenant un lien fort avec la population - avaient été expérimentés au printemps 2008 dans le 93. En 2009, ils seront déployés
dans huit autres communes franciliennes, selon une information révélée ce jeudi par «Le Figaro». Ils seront épaulés par des compagnies de sécurisation - aux missions proches de CRS mais avec une meilleure connaissance du terrain - en Essonne, dans le Val d'Oise et dans les Yvelines.
Selon la place Beauvau, la délinquance a baissé de 10% à La Courneuve, de 15% à Saint-Denis et de 20% à Clichy-Montfermeil entre avril et décembre 2008 par rapport à la même période en 2007. Les syndicats policiers approuvent donc tandis que Xavier Lemoine, maire (UMP) de Montfermeil, parle d'un «bilan excellent» : «C'est pas plus de police, c'est mieux de police!» Enthousiasme également à la mairie (PCF) de Saint-Denis où l'on reconnaît qu'il «n'y a plus les mêmes rapports tendus entre forces de l'ordre et population». Les caillassages réguliers des premiers mois auraient cessé en novembre.
Si la Seine-Saint-Denis n'a pas été retenue pour le déploiement de 2009, c'est «parce qu'il faut répondre à d'autres demandes», précise l'Intérieur. Au grand dam de Stéphane Gatignon, maire (PCF) de Sevran à qui la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie avait promis en mai une unité. «Je vais faire un courrier pour exprimer mon étonnement.» Chacun veut son Uteq.
Alexandre Sulzer