Les urgences victimes d'abus

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Publié le 4 novembre 2008.

Des appels au secours à lancer avec modération. La préfecture de police et la Ville de Paris ont présenté hier une campagne d'information sur la bonne utilisation des numéros d'urgence : le 17 pour la police secours, le 18, les pompiers, le 15, le Samu et le 112, l'appel d'urgence européen. Sur le modèle des paquets de cigarettes, les affiches visibles à partir de demain dans la capitale devraient interpeller les citoyens avec son slogan « Abuser des numéros d'urgence nuit gravement à ceux qui en ont besoin ». « Les abus atteignent un tel niveau qu'ils pourraient mettre en péril nos services publics », a prévenu le préfet de police Michel Gaudin.

La Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) est particulièrement affectée par le phénomène. Entre 2006 et 2008, les interventions pour les secours à victimes sont ainsi passées de 299 082 à 351 000. « Les Parisiens ont bien compris l'aspect efficace, rapide et gratuit du service. Nous sommes victimes de notre popularité », a expliqué Joël Prieur, chef de la BSPP.

Pour la police secours, 60 % des appels reçus ne sont pas liés à l'urgence, ce qui provoque un encombrement des lignes. « Si l'un de nous dysfonctionne, c'est l'ensemble des services qui en pâtissent », a insisté Pierre Carli, directeur du Samu de Paris.

C. B. - ©2008 20 minutes
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