PARIS - Après un interrogatoire d'une heure, sa situation va être examinée...
Première victoire pour la
mère de famille sans papiers convoquée, ce jeudi, au commissariat du 5e à la suite d'une dénonciation des services de la mairie. Elle est ressortie libre, après un interrogatoire de plus d'une heure. La Préfecture de Police avait promis que sa situation serait examinée «avec attention» et «sans mesure de garde à vue».
«On lui a reproché d'avoir mobilisé autour de son cas», annonce Bénédicte Kermadec, du
Collectif de vigilance Paris 12 pour les droits des étrangers. Son association, membre de
RESF, avait en effet invité particuliers, élus et journalistes à l'accompagner à sa convocation.
«La fonctionnaire a bel et bien demandé à voir son titre de séjour»
La militante dénonce le fait que «la mairie tente de jouer sur le fait que le passeport a été présenté spontanément» afin de disculper la fonctionnaire de tout excès de zèle. Jean Tiberi, maire UMP du 5e, a par ailleurs expliqué que cette dernière n'a ensuite fait qu'appliquer la loi, qui l'oblige à signaler tout délit.
Selon Bénédicte Kermadec, la femme a bien présenté son passeport et celui de son fils, ne pouvant fournir le livret de famille demandé pour une inscription à l'école. Mais en constatant l'absence de visa, «la fonctionnaire a bel et bien demandé à voir son titre de séjour», avant de signaler son cas au procureur, qui a averti le commissariat de Police.
Reste à présent à connaître le sort qui sera réservé à cette Equatorienne. Solange Laurent, du collectif de vigilance du 12e, se dit confiante concernant une régularisation. Son collègue du réseau du 5e, Jean-Jacques Piard, «n'attend pas de réponse avant au moins 15 jours».
Julien Ménielle