Une traînée de poudre. L'annonce brutale du plan de restructuration de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) déplaît et inquiète les syndicats. Ceux-ci appellent à la mobilisation, jeudi 2 octobre, avenue Victoria (4e). « On l'a découvert dans un courrier du directeur général aux directeurs d'hôpitaux ! », s'agace Annick Praders, secrétaire générale de la CFDT. A partir de 2009 et jusqu'à 2012, l'AP-HP amorce un processus de « treize regroupements partiels de certaines fonctions logistiques des trente-huit hôpitaux », explique Jean-Marie Le Guen, directeur de l'AP-HP, « avec peut-être quelques regroupements thérapeutiques ». L'intersyndicale craint, elle, des suppressions massives d'emplois, le démantèlement de l'outil et des fermetures pour économiser 300 millions d'euros d'ici à 2012. « Ça prépare la privatisation. C'est le début de la culture du résultat au détriment de la prise en charge des patients », estime Marie-Christine Fararik, de SUD-Santé. « Les hôpitaux ne sont pas sur des roulettes, on ne va ni les fermer, ni les fusionner », assure Jean-Marie Le Guen. « On a besoin de remodeler la gestion de notre appareil. »