Une montagne de dossiers alignés devant les juges. Le procès d'un vaste trafic de résine de cannabis à Sevran s'est ouvert, hier, devant le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint- Denis).
A la suite de plusieurs saisies et de l'ouverture d'une information judiciaire en avril 2006, une vague d'interpellations avait eu lieu en février 2007 dans la cité Basse de Sevran. Les perquisitions avaient permis de mettre au jour un commerce d'envergure, alimentant « plusieurs cités d'Ile-de-France », a précisé le parquet.
Sur les trente-sept prévenus renvoyés devant la 13e chambre, une dizaine ont reconnu lors de l'enquête avoir servi de « nourrices », c'est-à-dire avoir permis d'entreposer une partie de la drogue en louant leur appartement, sous la pression ou en échange d'argent. « Je ne voyais pas ce qui se passait. Je touchais entre 300 euros et 400 euros par mois. J'étais dans la misère », a confié hier l'une des nourrices présumées. Leur témoignage devrait se révéler essentiel lors des prochaines audiences.
Après s'être attaché à la personnalité des prévenus, la plupart jeunes et sans diplôme, le tribunal aborde le fond du dossier ce matin. Le procès doit durer jusqu'au 3 octobre.