En Seine-Saint-Denis, cinq fois plus d'enquêtes contre les marchands de sommeil ont été menées cette année par rapport à l'année dernière. Le procureur de Bobigny, François Molins, a dressé vendredi un bilan de l'activité de la cellule de gendarmerie spécialisée dans la lutte contre les propriétaires indélicats.
Soixante-quinze procédures judiciaires ont été engagées depuis septembre 2007, contre seize l'année précédente. « Il n'y a pas de profil sociologique type du marchand de sommeil », assure le magistrat. Il distingue quatre catégories : le professionnel de l'immobilier, le gérant d'hôtel meublé, le petit propriétaire et le gérant d'atelier clandestin, cas plus spécifique à la Seine-Saint-Denis. Dans le département, il y aurait quinze mille logements indignes, dont 40 % occupés par des locataires sans papiers, selon la gendarmerie.