Le buste de Marianne, les drapeaux tricolores et autres attributs municipaux seront de la partie. Les élus de quelque 80 communes concernées par les nuisances aériennes de l'aéroport Charles-de-Gaulle ont prévu de se réunir demain sur l'esplanade du Trocadéro (16e) afin de protester contre les vols de nuit.
Sous l'impulsion de l'Association de défense contre les nuisances aériennes (Advocnar), un conseil municipal en plein air sera ouvert aux associations et au grand public dès 10 h. Une délibération, s'opposant à « la croissance sans limite du trafic aérien la nuit », sera lue par une élue d'Argenteuil (Val-d'Oise), puis votée à main levée. « Deux quartiers de la commune sont particulièrement touchés, explique Philippe Doucet (PS), maire d'Argenteuil. La santé et la qualité de vie des habitants sont très impactées. »
L'objectif de cette manifestation est de marquer le coup avant que la charte du développement durable de Roissy ne soit remise au Président Nicolas Sarkozy à la fin septembre. « L'aéroport Charles-de-Gaulle détient le record du plus grand nombre de vols de nuit en Europe, notamment en raison du fret », souligne Alain Peri, vice-président de l'Advocnar. Entre 23 h et 6 h, une centaine d'avions atterrissent à Roissy contre seize à Heathrow (Grande-Bretagne), premier aéroport d'Europe. « Il y a une fatalité chez les habitants affectés par le bruit. Les élus, toutes tendances confondues, se doivent d'être vigilants », constate Jean-Pierre Enjalbert, maire (DVD) de Saint-Prix (Val-d'Oise) qui sera présent demain.