La cour d'assises de Seine-et-Marne a condamné mardi à la réclusion criminelle à perpétuité Cyril Koskinas. Il a été reconnu coupable d'avoir assassiné une prostituée puis sa maîtresse, les 7 et 19 juillet 2004, en les jetant vivantes dans le canal de l'Ourcq, à l'issue de séances sado-masochistes.
La cour n'a pas assorti sa condamnation d'une peine de sûreté, contrairement aux demandes de l'avocate générale, qui avait requis la perpétuité et la peine de sûreté maximale, 20 ans.
Dix jours pour faire appel
Cyril Koskinas n'a pas réagi à l'énoncé du verdict. Il a dix jours pour faire appel.
Tout au long du procès, il a clamé son innocence dans le meurtre de la première femme, Omeyna, affirmant qu'elle avait été tuée par un homme, Christophe, auquel il l'avait présentée.
Concernant la seconde, Angélique, avec qui il était ami» depuis deux ans, il a expliqué que c'était la soeur de Christophe qui l'avait tuée.
Maladie mentale
Me Daphné Pugliesi a plaidé la «folie» de son client et l'«abolition» de son jugement au moment des faits, bien qu'aucun expert psychiatre n'ait décelé de maladie mentale de nature à altérer ou abolir le jugement de l'accusé.
Me Catherine Bahuchet, avocate de la famille d'Omeyna, s'est dite soulagée que «Koskinas soit écartée de la société à perpétuité». Elle a estimé qu'un «juge d'application des peines (réfléchirait) à quatre fois avant de remettre Cyril Koskinas en liberté», eu égard aux expertises psychologiques et psychiatriques réalisées à l'instruction.