La navigation sur la Seine est très réglementée par l'Etat. « La vitesse y est plus faible qu'ailleurs pour éviter les remous, car il y a beaucoup de péniches à quai dans Paris », rappelle Annick Lepetit, adjointe (PS) chargée des Transports à la Mairie de Paris.
Dans les faits, tous les bateaux ne sont pourtant pas irréprochables. Un plaisancier, témoin de l'accident survenu dans la nuit de samedi à dimanche, dénonce la vitesse excessive « de certains mastodontes ». Dans le bras de la Monnaie, la vitesse minimale est fixée à 6 km/h et ne doit pas excéder les 12 km/h. « On a pourtant l'impression que certains bateaux circulent entre 15 km/h et 20 km/h ! Vu la taille des embarcations, leur largeur et leur inertie, il suffit d'un moment d'inattention pour que l'accident soit inévitable », assure-t-il.
Les limitations de vitesses ne sont « pas tout à fait respectées sur la Seine », reconnaît Serge Méry, vice-président (PS) de la région chargé des Transports, « la police fluviale et les pompiers sont très actifs pour y remédier ». Il relativise : « Ce qui s'est passé est épouvantable pour les victimes, mais la Seine est très fréquentée et il y a très peu d'accidents de ce genre. »
Chaque année, ce sont cinq millions de touristes qui naviguent à bord des bateaux de promenade parisiens sur le fleuve, gérés essentiellement par quatre sociétés. « Il faut attendre de connaître les conclusions de l'enquête. C'est trop tôt pour remettre en question les conditions de navigation sur la Seine. », ajoute Annick Lepetit.