Des sourires, des jeux de mots et des pirouettes. Cyril Koskinas, accusé de l'assassinat d'une prostituée et de sa maîtresse à la suite de jeux sado-maso, en juillet 2004, met à rude épreuve les nerfs de la cour d'assises de Melun. Les jurés espéraient y voir plus clair, hier, grâce au témoignage de l'ex-petite amie et de son frère, désignés par l'accusé comme étant les auteurs. Ils n'ont obtenu que de l'arrogance et des justifications tortueuses de l'accusé. L'ex-petite amie nie toute implication et précise que Cyril Koskinas éprouve du plaisir à voir souffrir ses partenaires. Soupçonné de complicité, avant d'être mis hors de cause, son frère n'a pas non plus permis de briser le masque : « C'était bonjour et au revoir, je n'ai rien à voir là-dedans, je l'ai toujours détesté. »
Reste quelques détails troublants : lors de la séance de questions aux témoins, l'accusé est resté timide, se contentant d'évoquer des détails. Plus étonnant encore : malgré les charges qui pèsent sur ses épaules, Cyril Koskinas continue d'agiter la carte de Mlle Y, soeur de Mlle X. L'une aurait été avec lui lorsqu'il a découvert le corps de la prostituée dans sa baignoire, et l'autre, une ancienne petite amie, serait trop connue pour être mouillée dans cette affaire. Alors que, selon lui, elles auraient pu le disculper. Le président insiste : « vous ne voulez pas dire leur nom ? » L'accusé hésite. Puis, avec un léger sourire : « Je ne préfère pas, je vais continuer sur ma lancée. »