A Paris, on prie plus qu'ailleurs en France. A défaut d'un chiffre officiel, c'est en tout cas ce qu'avance l'archevêché de la capitale. « Les églises sont très souvent pleines le dimanche, mais aussi le reste de la semaine », constate Eric de Moulins-Beaufort, archevêque auxiliaire. Pour ce proche du cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, la fréquentation est en hausse depuis une quinzaine d'années, avec un pic après les Journées mondiales de la jeunesse organisées à Paris en 1997.
Il faut dire que certains arrondissements comme le 16e, le 7e, le 8e ou encore le 15e comptent traditionnellement de gros contingents de fidèles. Mais le 12e, le 14e et le 9e deviennent également dynamiques. « La ville s'embourgeoise », argumente Eric de Moulins-Beaufort. Selon lui, de plus en plus de jeunes cadres, souvent célibataires, viennent prier le dimanche soir après avoir fait la fête le samedi soir. « Ils viennent chercher un peu de calme avant le début de la semaine », souligne-t-il.
Les étrangers grossissent également les rangs des fidèles. Il y a dix-sept ans, quelque 80 personnes d'origine asiatique se rendaient à la messe dominicale dans deux églises où la communauté à l'habitude de se réunir. Aujourd'hui, en partie dû aux conversions, elles sont plus de 350. Mais des chiffres révèlent tout de même un certain tassement de la pratique catholique chez les nouvelles générations. Et 17 500 enfants assistent au catéchisme, soit 1,5 % de moins que la moyenne nationale.