C'est une première à Roissy. Un terminal, le 2G - inauguré hier en grande pompe -, a été créé afin de répondre aux besoins d'une seule et unique compagnie : Air France. Et plus exactement à ses filliales régionales qui opèrent des vols nationaux et européens (Brit Air, Régional et City Jet). Un marché au sein de l'espace Schengen qui a augmenté de 7 % en 2007. Ce sont ainsi 3 millions de passagers qui devraient utiliser le 2G chaque année pour rallier vingt destinations, dont six en France. En 2008, sur l'ensemble de l'aéroport, la fréquentation devrait passer de 59 à 68 millions de passagers par rapport à 2007.
Pour Air France, l'enjeu est simple : il s'agit de faciliter les correspondances et de faire gagner du temps à des voyageurs dont plus de la moitié, sur ces lignes, prend l'avion pour affaires. Situé à l'extrémité est de Roissy, le 2G est en revanche à une demi-heure environ en transports en commun du terminal 1, sur lequel aucune compagnie partenaire d'Air France n'opère. Pour Aéroports de Paris (ADP), le projet permet d'offrir à son client davantage d'emplacements pour ses avions « au contact direct » avec l'aérogare. Un service qu'ADP fait payer plus cher car les passagers n'auront plus à prendre de bus pour rejoindre leur appareil.