Mais qui sont les « Vélibistes » ? Une nouvelle espèce d'humains se déplaçant dans la ville. A l'aune de l'unique enquête (TNS Sofres) disponible à ce jour, on sait que Vélib' crée de la mobilité : 19 % de ses utilisateurs affirment qu'ils font à vélo un trajet qu'ils n'auraient autrement pas effectué. Comme des courses entre midi et deux, sortir le soir sans la contrainte du taxi, ou encore profiter d'une petite balade le dimanche. « Cette liberté, c'est la force du service, analyse Annick Lepetit, adjointe au maire de Paris en charge des Transports. Par exemple, lorsqu'on a loupé le bus, ou qu'il y a des bouchons imprévus, on peut décider de prendre un Vélib'. »
Les habitués s'accordent à dire que Vélib' a créé chez eux une toute nouvelle manière de se déplacer. « Il m'arrive de mixer les transports : je pars de chez moi en Vélib', pour prendre un métro un peu plus loin. Cela m'évite les correspondances, c'est plus agréable et ça ne coûte pas plus cher », témoigne Ghislain, sur 20minutes.fr.
Cependant, l'un des objectifs affichés par la Mairie - entraîner une baisse de la pollution en diminuant la circulation automobile - est-il atteint ? Difficile de répondre, faute d'étude sur le sujet. Les automobilistes convertis au Vélib' semblent rares, au regard des témoignages recueillis lors du débat sur 20minutes.fr. Tous ceux qui prennent leur voiture pour aller loin ou parce qu'ils apprécient le confort de leur clim et de leur autoradio ne sont pas près de prendre le guidon.
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