La sénatrice UMP de Paris Catherine Dumas a demandé hier à Michèle Alliot-Marie de «renforcer les contrôles» pour lutter contre les faux taxis. Elle interpellera à ce sujet le préfet de police Michel Gaudin au Conseil de Paris lundi. Pierre Piperis, brigadier-chef de l'unité des «Boers», en charge du contrôle des taxis, répond aux accusations.
Selon Catherine Dumas, vous n'êtes pas suffisamment nombreux pour contrôler le millier de taxis clandestins sur Paris. Qu'en est-il?
Ce chiffre est incorrect. Il existe au maximum 150 faux taxis, en incluant les aéroports. Imaginez-en 1.000 sur 15.900 taxis parisiens, il y en aurait à tous les coins de rue. Et cela signifierait que nous ne sommes pas efficaces. Or, à douze, nous arrivons à les encercler.
Quels sont vos résultats?
Depuis trois ans, 180 procédures ont été effectuées par l'unité. Avant, nous contrôlions 5 à 6 taxis en exercice illégal par nuit. Aujourd'hui, c'est 2. Mais leurs pratiques évoluent. Récemment, des rabatteurs de clients sont apparus pour éviter aux chauffeurs de se faire prendre et de partir plus vite.
A quoi reconnaît-on les faux taxis?
Il n'y a pas de profil type. Cela va du petit apprenti boulanger qui veut arrondir ses fins de mois à celui qui s'habille de façon chic pour passer inaperçu.
La prise de conscience du phénomène, depuis l'enlèvement de la Suédoise Sussanna, va-t-elle pousser le préfet à vous donner plus de moyens?
L'unité va prendre une très grosse envergure. Nous sommes à un virage de l'histoire des «Boers».