JCDecaux pas en panne d'explications

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Publié le 25 avril 2008.

VELIB - Attaqué par ses anciens salariés dans Libération...

L'opérateur des vélos en libre-service parisiens, Cyclocity, filiale de JCDecaux, a été sérieusement mis en cause par un de ses anciens salariés dans une tribune parue mercredi dans Libération (« Vélib', la face cachée », par Thibault Prenez). Le directeur des ressources humaines et le directeur d'exploitation de Cyclocity, Thierry Raulin et Eric Callé, y répondent en exclusivité pour 20 Minutes.

Licenciements

Selon Thibault Prenez, du syndicat Solidaires, «30 % à 40 % des salariés ont été remerciés en un an». Cyclocity reconnaît «38 licenciements» sur 370, dont 30 seraient «liés à des abandons de poste ou des absences injustifiées». «On a recruté en peu de temps, majoritairement des gens sans qualification, parfois issus de banlieues difficiles, qui sortaient d'une longue période sans emploi et pour qui ce n'était pas toujours facile de s'adapter», se justifie le DRH.

Ecologie

Les véhicules de régulation étaient censés rouler au gaz naturel de ville. Pour l'instant, «c'est compliqué», selon Cyclocity, puisqu'il n'y a «pas encore de station à Paris». La première doit ouvrir «dans quinze jours», mais ce n'est pas sûr que toutes ces camionnettes abandonneront totalement l'essence.

Sécurité

Ces véhicules transportant jusqu'à vingt vélos sont jugés «difficiles à manoeuvrer» et seraient déjà à l'origine d'une dizaine d'accidents. «Ils nécessitent un temps de prise en main», admet Eric Callé car «ils se conduisent comme une caravane». Mais, selon lui, «le permis remorque n'est pas nécessaire» pour en prendre le volant, contrairement à ce qu'affirme Thibault Prenez.

Vélos électriques

Utilisés par les agents de maintenance, ils étaient effectivement «presque tous en panne en octobre» mais aujourd'hui, «quatre-vingt-un sur une centaine sont en circulation», assure-t-on.

Des arrondissements «prioritaires» Decaux conteste que les 7e, 8e, 16e et 17e soient «prioritaires» pour le réapprovisionnement en vélos. « 50 % des vélos déplacés le sont vers les 18e, 19e et 20e. Le gros des navettes la nuit ramène les vélos du 11e vers le 19e, du 12e vers le 20e, du centre vers le 18e, et du 15e vers le haut du 16e », précise Eric Callé.

Sophie Caillat
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