Une invitation à regarder les filles

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Publié le 14 avril 2008.

LIVRE - Attention, ceci n'est pas un guide. Plutôt un essai littéraire inspiré, une ode à la Parisienne sous toutes ses facettes. « Nous avons la chance de vivre l'une des époques les plus merveilleuses dont puisse rêver un amateur de jolies femmes », décrèt...

Attention, ceci n'est pas un guide. Plutôt un essai littéraire inspiré, une ode à la Parisienne sous toutes ses facettes. «Nous avons la chance de vivre l'une des époques les plus merveilleuses dont puisse rêver un amateur de jolies femmes», décrète d'entrée de jeu Pierre-Louis Colin, qui publie ce lundi le «Guide des jolies femmes de Paris»*. «Parce que les femmes sont libres, parce que la mode est diverse, parce que la mondialisation mêle les peuples, que les curés sont rares et les crèmes de soin font des merveilles », nous précise-t-il. Vrai Parisien et fin observateur de son environnement, il résume: «Les Parisiennes n'ont pas peur de plaire sans avoir besoin d'allumer. Elles savent être très sexuées, sans être simplement sexuelles.»

Bonnes adresses

Un livre qui tombe à point nommé avec l'arrivée (tardive) des beaux jours. Si une ville a la capacité d'embellir les femmes, Paris a ce pouvoir magique de faire apparaître des atouts bien plus «doux et subtils» que New York ou Saint-Tropez, estime l'auteur. Encore faut-il savoir observer. Et se conformer à quelques règles. Car la beauté des femmes, et la possibilité de voir leurs jambes se déplier, leurs culottes apparaître sous des jupes transparentes, ou leur absence de soutien-gorge, nécessite d'être renseigné sur les bonnes adresses et les bons horaires. Suivons donc le connaisseur.

La «bourgeoisie active» s'apercevra sur les banquettes des cafés le midi, dans les supérettes à 19h, la «jeunesse marginale» autour de la fontaine des Innocents (1er) et la «maturité cochonne» dans les magasins de lingerie. Bien sûr, les transports en commun et les grands magasins regorgent de joies possibles, mais certaines lignes de métro ou de bus et certains rayons sont mieux fréquentés que d'autres. En plus d'une analyse précise des principaux quartiers du centre, Pierre-Louis Colin cite quelques «oasis isolées»: salle de sport chic, école de théâtre, studio photo, et toujours cafés et restos, lieux de rendez-vous qui ont su capter une clientèle agréable.

«Ajuster son jean»

La rive gauche, «là où se construit le mythe bien réel des belles Parisiennes», a de loin les préférences de Pierre-Louis Colin. C'est «moins le versant sud de la Seine qu'une certaine manière d'ajuster son jean de façon à souligner la tendre rondeur des fesses». Carrefour où se croisent tous les milieux et tous les âges, le jardin du Luxembourg, est un lieu d'initiation romantique et érotique des jeunes gens, dont on ne pourra plus ignorer désormais un recoin. S'il regrette que le Quartier latin soit «encombré de sandwicheries et de magasins de photocopies», l'auteur nous dit où débusquer les étudiantes. A noter qu'au carrefour de la Croix-Rouge (6e), il est «impossible, absolument impossible, de traverser sans croiser au moins une très jolie femme, et ce à n'importe quelle heure du jour!» Les amateurs vérifieront...

Sophie Caillat
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