Braquage du Ritz : Quand Frédéric Beigbeder finit «enfermé dans les toilettes en ne faisant aucun bruit»

GROSSE PEUR L’écrivain a redouté une attaque terroriste alors qu'il était au bar du Ritz quand l'hôtel a été braqué…

Floréal Hernandez

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Frédéric Beigbder était dans le bar du Ritz lors du braquage de l'hôtel, le 10 janvier 2018. (Illustration)

Frédéric Beigbder était dans le bar du Ritz lors du braquage de l'hôtel, le 10 janvier 2018. (Illustration) — ISA HARSIN/SIPA

Frédéric Beigbeder en rit mais il a craint pour sa vie, mercredi après-midi. L’écrivain et homme de télé était dans le bar du Ritz lorsque trois hommes armés ont braquage s'est déroulé dans le luxueux hôtel de la place Vendôme (Ier arrondissement). Sur place pour l’interview du « chef Colin Field, star parisienne des cocktails », explique-t-il au Figaro, Beigbeder a « pensé à une attaque terroriste ».

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Un cocktail pimenté aux gaz lacrymo

Il y a trois ans Charlie Hebdo était attaqué. « Nous étions le lendemain du jour anniversaire de la mort des frères Kouachi », souligne l’auteur. L’auteur a délaissé son verre de Moscow mule et quitter dare-dare le bar du Ritz. « Je connais bien les lieux et j’ai préféré trouver refuge vers les sous-sols […]. Là, on s’est retrouvés enfermés dans les toilettes en ne faisant aucun bruit. […] Au bout d’une dizaine de minutes, je commençais à blaguer à voix très basse pour détendre l’atmosphère quand nous avons entendu à l’étage des coups de feu en rafale. »

Là, Beigbeder a « pensé à un attentat du type Bataclan​ », confie-t-il au Fig. Fort heureusement, c’était juste un braquage des bijoux et des montres de luxe exposés derrière des vitrines du Ritz. Via SMS, il a su que c’était un hold-up et une fois fini, il est ressorti des toilettes « en chaussettes pour ne pas faire de bruit ».

La présence de la police a fini de rassurer le people qui est retourné finir son cocktail. Trop « pimenté » à son goût. La barmaid lui a répondu : « Le chef Colin Field ne rate jamais ses cocktails, ce que vous sentez, ce sont les gaz lacrymogènes de la police. »