VIDEO. Malgré le vent, le Nouvel An célébré par des centaines de milliers de personnes sur les Champs-Elysées

BONNE ANNEE Le spectacle son et lumière de l’Arc de Triomphe a attiré des milliers de personnes sur les Champs-Elysées, mais n’a pas fait l’unanimité…

N.Sa avec AFP

— 

Un spectacle son et lumière était projeté le 31 décembre 2017 sur l'Arc de Triomphe à Paris, suivi du traditionnel feu d'artifice à minuit.

Un spectacle son et lumière était projeté le 31 décembre 2017 sur l'Arc de Triomphe à Paris, suivi du traditionnel feu d'artifice à minuit. — GUILLAUME SOUVANT / AFP

« 3, 2, 1… 2018 ! » Plusieurs centaines de milliers de personnes se sont réunies dimanche sur les Champs-Elysées à Paris, bravant des rafales de vent pour « enterrer 2017 » et célébrer la nouvelle année, sous haute sécurité policière.

Un spectacle son et lumière projeté sur l’Arc de Triomphe

Après le compte à rebours, l’Arc de Triomphe s’est embrasé du traditionnel feu d’artifice sous des vents hérités de la tempête Carmen qui balayait également dans la nuit l’ouest du pays.

Plusieurs dizaines de milliers de spectateurs, dont des touristes du monde entier, avaient auparavant assisté à un spectacle son et lumière projeté sur le célèbre Arc.

Un spectacle, qui a laissé certains internautes sceptiques sur Twitter

Le feu d’artifice, très court, a lui aussi été vivement moqué sur la toile.

Pour beaucoup pourtant, c’était un rendez-vous prévu de longue date. « Un incontournable ! », sourit Joan Garner, touriste américaine de 45 ans, qui avait prévu « spécialement pour cette date » une halte parisienne au milieu d’un voyage à travers l’Europe avec son mari.

Sourires en famille, baisers en couple, selfies… On se pressait pour immortaliser l’instant dans la perspective scintillante des illuminations. L’an dernier, 300.000 personnes s’étaient réunies pour célébrer le passage à 2017.

Une sécurité renforcée sur les Champs

Aux abords et sur les Champs, touristes et habitants de région parisienne côtoyaient policiers, gendarmes et militaires, déployés en nombre dans un contexte de « menace terroriste toujours élevée », selon les autorités.

>> A lire aussi : La nuit de la Saint-Sylvestre sous haute protection policière

Pas moins de 1.800 d’entre eux assuraient la sécurité d’une « zone de protection », ceinte par plusieurs kilomètres de barrières, créée autour de la célèbre avenue. Sur l’ensemble du territoire, 140.000 forces de l’ordre et de secours ont été déployées pour la dernière nuit de l’année. Les visiteurs faisaient l’objet de palpations et de fouilles de sacs à divers points de filtrage pour pouvoir entrer dans le périmètre des festivités.

« Les gens acceptent ça », a assuré le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, venu visiter en début de soirée, le dispositif de sécurité avant de rendre un hommage aux forces de sécurité. « Si on peut jouir d’une soirée comme celle-ci, c’est parce qu’elles sont totalement mobilisées », a-t-il déclaré. « C’est bien que dans un pays comme le nôtre on puisse continuer à faire la fête. Même si des gens à travers le monde ne veulent plus de fête, nous voulons continuer à avoir cette liberté de profiter de la vie », a complété le ministre.

Le déploiement des forces de l’ordre a réveillé un sentiment de peur chez certains. « Il se passe quelque chose ? », interrogeait une Japonaise, un soupçon de crainte dans la voix, en voyant peu avant 19h une file de véhicules de gendarmerie remonter l’avenue, avec sirènes et gyrophares, pour prendre sa position.
Comme beaucoup d’autres, Stéphane, trentenaire de la banlieue parisienne, disait être venu « sans crainte ». Les attentats, « c’est loin », affirme-t-il : « La vie avance. Et eux (les djihadistes), ils reculent ».