Ces actifs cafés associatifs

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Publié le 11 mars 2008.

Depuis une dizaine d'années, on les voit fleurir dans les quartiers populaires de Paris. Aujourd'hui, les cafés associatifs se fédèrent et, pour la première fois, interpellent les élus* sur leur souci numéro un : le loyer. Bénévole au Barbizon, un cinéma associatif du 13e qui squatte un local depuis qu'il a été expulsé du sien, Michel Scrive expose les raisons de ce mouvement : « Le concept du café associatif est à la mode dans les mairies d'arrondissement, qui veulent en créer dès qu'elles ont des locaux disponibles. Mais elles devraient déjà reconnaître et valoriser nos expériences. » Ainsi, la mairie du 18e a confié à l'association Ayyem Zamen la gestion du café social qu'elle va ouvrir rue Dejean à la Goutte d'Or, celle du 19e a un projet similaire dans le quartier Curial, et celle du 12e dans le quartier Bercy.

Le Cafézoïde (19e) pour les enfants, la Rôtisserie de la rue Sainte-Marthe (10e), Mon petit doigt m'a dit (18e) destiné aux malentendants... ont créé du lien social dans ces quartiers, et des emplois. Mais tous se débattent sans cesse pour assurer leur survie. Au final, « on passe plus de temps à remplir des dossiers de subventions qu'à animer ces lieux », regrette Michel Scrive.

Présidente de la Commune libre d'Aligre, Cécile Petitet aimerait que les cafés associatifs suivent l'exemple des jardins partagés où de nombreux riverains se sont fait leurs potagers : « Au départ, ils payaient des loyers. Mais les militants se sont battus et, finalement, la mairie leur a mis les terrains à disposition. On paie des impôts locaux, la ville pourrait nous aider à faire vivre la citoyenneté. »

Sophie Caillat - ©2008 20 minutes
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