«TheTowerRun Montparnasse»: Monter les 1.000 marches en courant, «les cuisses doublent de volume»

CUISSES DE BETON Dans le cadre du Téléthon, « TheTowerRun Montparnasse » propose de monter les 1.000 marches de la tour la plus haute de Paris…

Floréal Hernandez

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La Tour Montparnasse. (Illustration)

La Tour Montparnasse. (Illustration) — M.ASTAR/SIPA

  • Deux coachs – Renaud Longuèvre et Maxime Krantz – donnent leurs conseils pour arriver en haut de la Tour Montparnasse dans le meilleur état possible.
  • Les meilleurs devraient terminer l’ascension en cinq minutes.

Mille marches, 59 étages et 210 mètres de dénivelé positif. Rien que de lire le menu de TheTowerRun Montparnasse, ce samedi de 9h30 à 17h30, on a déjà les cuisses qui brûlent. Alors on n’imagine même pas une fois en haut. Mais ceux qui participent à cette montée –1.650 inscrits– le font pour la bonne cause : celle du Téléthon​ (déjà 22.000 euros récoltés).

Comme à 20 Minutes, on est du genre à s’inscrire à la dernière minute à une course, on a pensé aux petits courageux qui vont se lancer dans ce défi sans préparation spécifique. Deux coachs, Renaud Longuèvre, ex-manager des équipes de France d'athlé et ancien coach de Ladji Doucouré champion du monde du 110 m haies, et Maxime Krantz, coach personnel qui a notamment travaillé avec Nike, donnent leurs conseils pour éviter d’exploser en vol.

La préparation à la va-vite. La course est samedi, vous pouvez encore faire une ébauche de prépa à cette montée des marches. « Faites une séance à Montmartre trois jours avant », conseille Maxime Krantz. Vous n’éviterez pas les courbatures jeudi ni samedi et dimanche mais votre corps aura eu un premier galop d’essai. « Le Sacré-Cœur est le lieu idéal pour se préparer », confirme Renaud Longuèvre. Pour préparer une course verticale ou faire du renforcement musculaire sur les cuisses, l’entraîneur propose : « Enchaîner 4, 5, 6 montées, redescendre en trottinant, récupérer 3 ou 4 mintes et le refaire trois ou quatre fois à bloc. » Vous sentez vos cuisses prêtes à exploser ?

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Le jour J. « Débuter par un petit échauffement en montant un ou deux étages pour se mettre en jambes et faire monter le cardio, recommande Maxime Krantz, et faire quelques étirements. » Vous êtes prêt ? C’est votre tour et là, vous hésitez entre partir comme une balle ou la jouer tranquille au début. « Ça dépend de votre niveau, estime Renaud Longuèvre. Si vous avez un bon niveau sportif, une bonne endurance, vous pouvez partir à fond. Vous ne gagnerez pas grand-chose à y aller doucement. » Aux sportifs du dimanche et à ceux qui ne pratiquent pas un sport explosif, « qu’ils partent tranquillement et se réservent pour terminer le parcours », poursuit le spécialiste des épreuves de saut et de sprint. « Dans les 5-10 derniers étages, accélérer pour terminer en beauté », poursuit Maxime Krantz.

Les marches. On les monte une par une ou deux par deux ? Pour le coach personnel, mieux vaut une par une. « Deux par deux, on risque de se cramer très vite. Si on a encore de la réserve, on peut le tenter pour les derniers étages. » Les conseils ne sont pas les mêmes du côté de Renaud Longuèvre. « En début d’ascension, on peut se permettre une marche sur deux selon la condition. En fin de parcours, avec la fatigue, on perd de l’amplitude et de la puissance de poussée. Soit on finit une marche par une marche voire même en marchant. » Les meilleurs devraient avaler les 1.000 marches en 5 ou 6 minutes. Quand on l’annonce à Renaud Longuèvre, il lance un « Ah ouais ! C’est hyper violent. Ça équivaut à un 2.000 m sur piste. »

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Comment bien récupérer. On vous avait prévenu, ça va piquer. C’est Renaud Longuèvre qui en parle le mieux car votre effort va s’accompagner d’acide lactique. Bref d’une « saturation musculaire. La même sensation que la dernière ligne droite du 400 m quand on a les cuisses qui doublent de volume. » Pour vous remettre, on s’hydrate. « On mange un fruit – une banane, une pomme –, pas une barre sucrée », prévient Maxime Krantz. Et ensuite le petit plaisir… « Un bain froid à 8-10 degrés pendant dix minutes », vous propose Renaud Longuèvre.