• Cinq cents mesures ont été retenues par la mairie de Paris dans son Plan Climat.
  • « Le défi majeur des trente prochaines années est la rénovation énergétique des 110.000 immeubles parisiens », annonce-t-on à la Ville de Paris.

Une ville neutre en carbone, s’approvisionner à 100 % en énergies renouvelables ou encore améliorer la qualité de l’air… La mairie de Paris a présenté ce mardi devant la presseson nouveau Plan Climat pour « répondre à l’urgence ». Soit 500 mesures dans plusieurs domaines d’actions comme le bâtiment, les transports, les déchets mais aussi l’alimentation.

« Des changements d’usages et d’habitudes »

« Paris veut ouvrir la voie et être la ville leader au monde mobilisée contre le réchauffement climatique », a introduit Bruno Julliard, premier adjoint à la mairie de Paris, avant d’ajouter : « Nous savons que certaines dispositions feront plus parler que d’autres. Notamment car certaines nécessitent des changements d’usages et d’habitudes, difficiles pour un certain nombre de Parisiens et Franciliens ».

Ce nouveau Plan Climat sera présenté au Conseil de Paris, les 20, 21, et 22 novembre prochains. Il fera ensuite l’objet d’une consultation publique durant quatre mois, « permettant de recueillir les avis des citoyens mais également ceux de la Métropole du Grand Paris, de la région et de l’État », précise l’hôtel de ville. Le Plan repassera ensuite devant le Conseil de Paris en mars 2018 pour une adoption finale. Avant ces échéances, 20 Minutes vous en présente les grandes lignes et objectifs.

Zéro véhicule diesel en 2024, Zéro véhicule essence en 2030. Déjà annoncé il y a quelques semaines, l’objectif de sortie des véhicules diesel dans la capitale à l’horizon 2024 et des véhicules essence d’ici à 2030, a été rappelé par la mairie, afin « d’améliorer la qualité de l’air ». Et ce, en investissant notamment dans le développement des alternatives. « C’est une visée dont on pense qu’elle est tout à fait réalisable », a déclaré Célia Blauel, adjointe à la maire de Paris chargée des questions d’environnement.

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A noter qu’une réflexion lancée avec la métropole sera aussi menée sur « l’avenir du boulevard périphérique », avec par exemple « l’idée de réserver une voie aux véhicules de covoiturage ». Un travail sera également conduit sur la mise en place d’une « zone de circulation restreinte » à l’échelle de la métropole, a-t-elle expliqué, précisant que le but est aussi de faire de Paris une ville 100 % cyclable dès 2020.

Diviser par deux la consommation énergétique de Paris d’ici à 2050. « Il faut diviser par deux la consommation d’ici à 2050 », a déclaré Célia Blauel. Ainsi, pour atteindre cet objectif, la ville veut principalement entamer « une action sur le bâti ». « Le défi majeur des trente prochaines années est la rénovation énergétique des 110.000 immeubles parisiens, soit un million de logements à rénover d’ici 2050 et plus de 50 millions de m² de commerces, bureaux, hôtels, équipements publics », précise-t-elle. La Ville va notamment continuer de financer la rénovation de 4.500 logements par an en portant l’objectif de gain moyen à 60 %.

S’approvisionner à 100 % en énergies renouvelables d’ici 2050. La ville propose de produire localement 20 % d’énergie renouvelable. « Cela demandera des efforts à différents niveaux », affirme Célia Blauel. Notamment en multipliant les panneaux solaires sur les toits, la géothermie, la récupération d’énergie et en valorisant mieux les déchets. Paris développera également des coopérations avec d’autres territoires pour « soutenir la production d’énergies renouvelables et construire une nouvelle forme de solidarité territoriale », précise la mairie dans un communiqué.