Ces Franciliens sachant chasser

La saison de chasse s'achève aujourd'hui. Cette année, 2 000 Franciliens se sont portés candidats au permis de chasser, dont 80 % de moins de 25 ans. Un renouvellement qui rassure la Fédération nationale des chasseurs, car depuis 2006 le nombre d'adh...

Alexandre Vau - ©2008 20 minutes

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La saison de chasse s'achève aujourd'hui. Cette année, 2 000 Franciliens se sont portés candidats au permis de chasser, dont 80 % de moins de 25 ans. Un renouvellement qui rassure la Fédération nationale des chasseurs, car depuis 2006 le nombre d'adhérents a tendance à stagner après avoir chuté pendant des années. La chasse reste malgré tout le deuxième loisir le plus pratiqué par les Français derrière le football. Et de plus en plus de citadins sont séduits.

Une quinzaine de jeunes chasseurs, la plupart franciliens, se sont retrouvés il y a quelques jours au domaine de la Motte, en Sologne. La fédération les réunissait après l'obtention de leur examen théorique du permis de chasser. « Tu respires le bon air. C'est une manière de se ressourcer », assure un étudiant en commerce. Postés sur les miradors à la lisière du bois, les tireurs attendent le grondement du cor, qui annonce le début de la battue. Les rabatteurs, vêtus de gilets orange fluo, s'enfoncent alors en ligne dans le sous-bois. Entre les ronces et les troncs serrés, une biche et son faon surgissent puis disparaissent dans la même seconde. Raté. « Tu reviens souvent bredouille », note Edouard, un étudiant val-de-marnais.

Dans le viseur des associations écologistes et de défense des animaux, les chasseurs réagissent en assurant que « la chasse a un rôle cynégétique. On tue pour réguler les populations animales qui, comme le sanglier, connaissent par période des accroissements qui peuvent aller jusqu'à 200 % », explique Matthieu, le directeur du stage des apprentis chasseurs. Il n'empêche que la chasse devient un loisir de moins en moins populaire. Quand on n'est pas issu du milieu, il est difficile de pénétrer ce cercle fermé. Edouard explique que « c'est une tradition qui se transmet de génération en génération ». C'est « un milieu dans lequel la famille est le point d'accès principal », insiste Jean-Marc Dallemagne, président du Club des jeunes chasseurs d'Ile-de-France. Cette pratique a aussi un coût : la location d'un petit territoire de chasse peut coûter jusqu'à 15 000 euros. Pour l'équipement, il faut compter environ 1 000 euros. Pas à la portée de toutes les bourses.

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