• L’association 40 millions d’automobilistes appelle les Parisiens à manifester par téléphone, dans l’objectif de saturer le standard téléphonique du cabinet de la maire de Paris, Anne Hidalgo.
  • Ils protestent contre les embouteillages récurrents dans la capitale.

« Dis-le à Anne », c’est le nom de la manifestation téléphonique mise en place par l’association 40 millions d’automobilistes. Cette association, fondée en 2005, se veut le porte-parole des automobilistes et défenseur de leurs intérêts. Elle proteste contre les mesures récemment prises par la maire de Paris Anne Hidalgo (PS) à l’encontre des automobilistes : piétonnisation des voies sur berge, interdiction des vieux véhicules, suppression de places de stationnement… Selon l’association, ces mesures pénalisent les automobilistes et font de leur vie « un calvaire ».

Une manifestation par téléphone

40 millions d’automobilistes indique avoir « formulé de nombreuses demandes de rendez-vous pour proposer des mesures qui ne pénaliseraient personnes », mais celles-ci seraient restées lettre morte. Pour faire entendre sa voix, l’association a donc décidé d’appeler les automobilistes parisiens à manifester.

Mais le procédé envisagé est pour le moins original. En effet, 40 millions d’automobilistes envisage de manifester par téléphone. Dans un communiqué, elle enjoint les Parisiens à contacter le cabinet d’Anne Hidalgo afin de lui faire part de leurs doléances. Un numéro de téléphone est ainsi donné pour contacter la mairie. Par cette démarche, l’association entend saturer le standard téléphonique, et amener ainsi la maire de Paris à la table des négociations.

Deux jours et demi dans les bouchons

Selon le spécialiste américain de mesure du trafic routier INRIX, les automobilistes parisiens passeraient en moyenne 65,3 heures par an dans les bouchons. Cela représente plus de deux jours et demi et place ainsi Paris dans le top 10 des villes les plus congestionnées, devant des mégalopoles telles que Mexico, Bangkok, Istanbul ou Jakarta. De plus, la décision récente prise par Anne Hidalgo de supprimer une voie de circulation rue de Rivoli provoque également la réticence de nombreux automobilistes, qui craignent une aggravation supplémentaire des embouteillages.

Interrogée par Jean-Jacques Bourdin sur BFM, Anne Hidalgo avait dénoncé, jeudi dernier, les critiques de sa politique de mobilité qui émaneraient selon elle de « la fachospère, les réacs, néo-réacs, les gros machos… ». Une chose est sûre, c’est que cette politique ne fait pas l’unanimité.