EXCLUSIF - Jean Tiberi réagit à son renvoi jeudi devant le tribunal correctionnel...
Jeudi, les juges chargés de l'enquête sur les faux électeurs du 5e arrondissement de Paris ont décidé de renvoyer les onze mis en examen devant le tribunal correctionnel, sans attendre les réquisitions du parquet. Ce dernier estimait que ce n'était pas le moment, en pleine campagne municipale. Jean Tiberi et sa femme font partie des mis en examen.
Joint par 20 Minutes, l'actuel maire (UMP) du 5e est furieux :
«Je veux dénoncer le caractère stupéfiant de cette manoeuvre en pleine campagne électorale. Cette affaire dure depuis dix ans. Ils auraient pu nous renvoyer en correctionnelle il y a un an, il y a six mois, mais non, ils le font à trois semaines des élections. Il y a une tradition républicaine qui veut qu'on ne le fasse jamais à cette période. C'était d'ailleurs l'argument du parquet. Pour Robert Hue et Dominique Strauss Kahn, on avait attendu. C'est exceptionnel.»
Interrogé sur une éventuelle répercussion sur le scrutin du 9 mars alors qu'il se présente à sa propre succession dans le 5e, Jean Tiberi pense que «la volonté c'est peut-être qu'il y ait une incidence. Mais j'espère que les habitants réagiront comme il se doit. Car c'est tellement grossier, la manœuvre est flagrante».
Magali Gruet