L'« opération vérité » de la SNCF a fait un arrêt à Paris. La première « journée rencontre » francilienne entre la direction et ses usagers était organisée hier soir dans le 14e, dans le cadre d'une tournée des grandes villes débutée à Lyon en 2006. Deux cents usagers du réseau Paris Rive gauche avaient fait le déplacement pour vider leur sac devant l'entreprise, qui avait des comptes à rendre. « Les chiffres de la régularité en janvier sont mauvais pour la ligne C : on est passé de 93 % de régularité à 90 % en un mois », confiait Bénédicte Tilloy, directrice régionale du réseau, avant le début de la réunion.
« Comment sont décidés les changements de desserte ? », demande un voyageur. « En Ile-de-France, on est face à deux demandes incompatibles. Les gens qui habitent près de Paris et veulent des passages fréquents, et ceux qui vivent loin et souhaitent des trains directs qui vont vite », explique Guillaume Pépy, directeur général de la SNCF. « On dit toujours que les trains sont bloqués côté RATP, arrêtez la langue de bois, il y a un problème d'interconnexion », s'insurge un autre usager. « On a réussi à supprimer le changement de conducteur sur la B, il faut le faire sur la A », admet Guillaume Pépy. Puis viennent les questions sensibles. « Avez-vous pour projet de rendre la ligne D plus humaine ? », interpelle un habitué. « Elle restera la plus difficile à exploiter de France », avoue la SNCF. L'information aux voyageurs dans les trains fait aussi polémique. « Un conducteur sur deux prend la parole pour dire ce qui va se passer. Notre objectif est d'arriver à 100 % », conclut le transporteur.