Le conducteur, qui a foncé lundi soir sur une pizzeria en Seine-et-Marne, tuant une adolescente et faisant 12 blessés, a été mis en examen, ce mercredi soir, notamment pour meurtre aggravé, et placé en détention provisoire, a indiqué à l’AFP la procureure de Meaux.

Le conducteur, David Patterson, 32 ans, a été mis en examen pour meurtre aggravé, tentative de meurtres, dégradations par un moyen dangereux et conduite sous l’emprise de stupéfiants, a précisé Dominique Laurens. « Il ne s’est pas expliqué sur son acte » devant le juge d’instruction, a-t-elle ajouté.

Le premier examen psychiatrique effectué sur l’homme conclut à l’absence d’abolition ou d’altération du discernement, et « sa responsabilité pénale est donc engagée », a déclaré plus tôt dans la journée la procureure de Meaux lors d’une conférence de presse.

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Le conducteur, testé positif aux stupéfiants, avait absorbé une grande quantité de médicaments Lundi peu après 20H00, cet homme de 32 ans est sorti de la route sur laquelle il roulait dans sa BMW pour foncer sur la terrasse d’une pizzeria et s’encastrer dans le restaurant, tuant une adolescente de 12 ans. Selon nos informations, au moment de son interpellation, David P., né en 1985, avait indiqué aux gendarmes détenir un kalachnikov dans le coffre de sa voiture. Les démineurs sont alors intervenus pour fouiller le véhicule. Mais ils n’ont trouvé ni arme, ni explosif.

Le mobile terroriste est « totalement écarté ».

Parmi les cinq victimes initialement déclarées en état d’urgence absolue - dont le petit frère de trois ans de la jeune fille -, l’une d’entre elles, une femme de 44 ans, a encore son pronostic vital engagé, a indiqué de son côté le procureur adjoint, Eric de Valroger, répétant qu’un mobile terroriste était « totalement écarté ».

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Alors que le conducteur avait dans un premier temps confié avoir pris « une quantité importante » de médicaments dimanche car il « envisageait de se suicider », il s’est décrit comme « hors contrôle » au moment des faits et s’est montré « très confus quant au mobile », a ajouté le magistrat.

La magistrate a souligné que les propos « incohérents » tenus par le conducteur, ne permettaient pas de cerner le mobile de son acte, qui a plongé Sept-Sorts, un village de 500 habitants situé à une soixantaine de kilomètres de Paris, dans un « drame absolu ».