• Une enquête pour meurtre aggravé et tentative de meurtre aggravé a été ouverte
  • L'homme a été contrôlé positif aux stupéfiants
  • Une femme de 44 ans est toujours entre la vie et la mort

Au lendemain de l’attaque d’une pizzeria à Sept-Sorts, en Seine-et-Marne, les motivations du conducteur restent toujours aussi incompréhensibles. Lors d’une conférence de presse donnée ce mardi après-midi, le procureur adjoint de la République de Meaux, Eric de Valroger, a indiqué que le suspect, âgé de 31 ans, n’a eu de cesse de tenir des propos « flous » et « incohérents ». « Il se décrit comme hors-de-contrôle au moment des faits », a ajouté le magistrat.

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Originaire de La Ferté-sous-Jouarre, à quelques kilomètres des lieux du drame, l’homme a été interpellé moins de 10 minutes après avoir encastré son véhicule contre le restaurant de cette commune de moins de 500 habitants. Une fillette de douze ans est décédée et treize personnes, dont le petit frère de trois ans de la victime, ont été blessées. Une femme de 44 ans est toujours entre la vie et la mort. Le suspect a notamment été placé en garde à vue pour meurtre aggravé en raison de l’âge de la victime et tentative de meurtre aggravé. La préméditation n’a donc, à ce stade, pas été retenue.

Un suspect responsable pénalement ?

Si l’hypothèse de l’acte terroriste a été rapidement écartée par le procureur de la République, les raisons de son geste restent opaques. Le suspect a été contrôlé positif aux stupéfiants - il a reconnu en consommer très régulièrement. Il a également confié avoir ingéré la veille des faits une grande quantité de médicaments : « une plaquette d’antarène » et un « tube de dafalgan codeïné ». Il aurait d’abord indiqué avoir pris ces médicaments pour se suicider « tout en sachant qu’ils ne pouvaient pas le tuer », a indiqué Eric de Valroger. Il aurait ensuite assuré qu’il les avait pris pour « mieux dormir ». Des analyses sanguines - en cours - permettront de connaître avec précision le cocktail de médicaments ingérés.

Une expertise psychiatrique devrait être réalisée d’ici la fin de la garde à vue, au plus tard, mercredi soir. Pendant les auditions, le suspect a également tenu des propos relevant d’un « délire de persécution » : il aurait indiqué se sentir suivi par les gendarmes au moment des faits. L’expertise devra notamment indiquer s’il peut être considéré comme pénalement responsable. L’homme est inconnu des services de renseignements. Son casier ne porte qu’une seule mention : une condamnation en 2010 pour conduite en état d’ivresse.