Après l'ouverture l'année dernière d'un nouveau satellite d'embarquement, le S3, l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle inaugurera en septembre prochain un terminal flambant neuf, le T2G, que 20Minutes a pu visiter en avant-première. Ces équipements viennent compléter la plateforme d'échanges de Roissy, le hub, pour laquelle ADP va aussi investir 500 millions d'euros afin d'ajouter un nouveau terminal en 2012.
Objectif : faire face à la croissance du trafic aérien. De l'ordre de 5 % par an, celui-ci pourrait dépasser les 80 millions de passagers en 2012, contre 61,6 en 2007.
D'un montant de 88 millions d'euros, le T2G sera un rouage essentiel du hub de Roissy. D'une capacité de 3 millions de passagers, il sera réservé aux vols en provenance de l'espace Schengen, c'est-à-dire les grandes et moyennes villes françaises, plus quelques capitales européennes. « Il aura pour objectif de diminuer les temps de correspondance de ces voyageurs », explique Christophe Laurent, directeur de projet chez ADP. Quelque 30 % des passagers d'ADP sont en correspondance entre deux avions, dont 18 % en provenance de la province. Seuls 5 % sont en correspondance en train, mais cette part est amenée à augmenter, comme l'atteste la baisse du trafic aérien en provenance de Strasbourg depuis l'ouverture d'une ligne TGV. « Sur les courtes distances, nous ne considérons pas le train comme un concurrent de l'avion, assure René Brun, directeur de l'aéroport.
Ce qui nous importe, c'est que les passagers en correspondance vers l'étranger passent par Roissy plutôt que par Londres ou Amsterdam. » A l'avenir, ADP mise sur les vols long-courrier, qui vont bientôt dépasser 50 % du trafic de Charles-de-Gaulle.