Signalisation d'une bouche de métro de la RATP
Signalisation d'une bouche de métro de la RATP - Jacques Demarthon AFP

Le 19 juillet 1900, dans le cadre de l’exposition universelle, la première ligne du métropolitain reliant Porte Maillot à Porte de Vincennes en trente minutes, ouvre ses portes aux Parisiens. 117 ans plus tard, la RATP gère 14 lignes, plus de 300 stations et près de 200 kilomètres de voies. Ce jeudi, les éditions First publient l’ouvrage L’histoire du métro parisien pour les Nuls d’André Mignard, cadre honoraire à la RATP et Didier Janssoone, cadre à la SNCF et historien du rail.

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A cette occasion, 20 Minutes vous dévoile cinq anecdotes repérées dans ce livre, véritable plongée dans les entrailles de la terre où transitent chaque année 1,5 milliard de personnes.

Les projets (farfelus) et avortés. Dès 1837, lorsque le chemin de fer apparaît en région parisienne, des ingénieurs débordent d’idées au sujet du transport à Paris. Un ingénieur propose par exemple de relier les Halles aux gares de Lyon et du Nord, par deux tunnels, avec des wagons tractés par des câbles, à l’instar de montagnes russes. Un autre ingénieur prévoit lui, une sorte de gigantesque barque glissant à l’extérieur de réverbère en réverbère. Finalement, en 1896, l’idée du métro, tel qu’on le connaît actuellement, est actée par le conseil municipal. Fulgence Bienvenüe – surnommé plus tard « Père Métro » – est nommé directeur des travaux.

Un ticket à 15 centimes (oui oui). Au départ, le prix du billet de première classe est fixé à 25 centimes de franc et celui de seconde à 15 centimes. Et ce, pour aller d’un point quelconque du réseau à un autre. Ce prix restera inchangé pendant près de 20 ans. Dès lors, les prix augmentent de 5 centimes. Puis, le ticket simple de seconde classe progressera de 70 centimes en 1930 à 1,30 franc en 1938 et à 2 francs en 1946. Les augmentations se poursuivront jusqu’à aujourd’hui où le ticket est à 1,90 euro.

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« J’suis le poinçonneur des Lilas. » « On pouvait faire facilement nos 5.000 trous dans la matinée », selon une ancienne poinçonneuse citée par le livre de Mignard et Janssoone. Muni d’une pince bien spécifique, le poinçonneur contrôle les voyageurs en perforant leur titre de transport, d’où son nom. Entre 1969 et 1973, la RATP procède au remplacement des poinçonneurs par la généralisation des lignes de contrôle équipées de tourniquets. De cette époque, il ne restera alors qu’une chanson mythique.

Quid des fameuses stations fantômes ? Elles sont là sous vos pieds. Arsenal, Saint-Martin, Haxo, Croix-Rouge, Champs-de-Mars, Porte des Lilas, Porte Molitor. Invisibles, ces sept stations de métro fantômes alimentent depuis toujours la curiosité des Parisiens. Jugés trop proches des suivantes ou peu fréquentées, la plupart sont fermées en 1939. Aujourd’hui, certaines servent de décor de films (Porte des Lilas) ou pour des opérations publicitaires (Saint-Martin), d’autres restent aussi – malgré l’interdiction – des terrains de jeu de certains graffeurs, cataphiles et explorateurs urbains.

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Et au fait, pourquoi le métro roule à droite ? En France, les trains des grandes lignes de chemins de fer roulent à gauche. Mais Fulgence Bienvenüe et Charles Roederer de la Compagnie du Métropolitain de Paris décident pour le métro parisien d’inverser le sens de la circulation. Et ce, pour se démarquer des grandes compagnies ferroviaires de l’époque. Tout simplement.

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