Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche après-midi d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) à Paris contre le meeting de Marine Le Pen prévu lundi soir
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche après-midi d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) à Paris contre le meeting de Marine Le Pen prévu lundi soir - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

« Pas de quartier pour les fachos ! Pas de fachos dans nos quartiers ! » : plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce dimanche après-midi d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) à Paris contre le meeting de Marine Le Pen prévu lundi soir au Zénith de la Villette.

>> A lire aussi: Quand Marine Le Pen va-t-elle enfin commencer sa campagne?

De brefs heurts aux abords du parc de la Villette

« Paris-banlieue contre le FN », pouvait-on lire sur la banderole de tête du cortège, composé d’environ 400 personnes selon une journaliste de l’AFP sur place. La manifestation s’est déroulée à l’appel de plusieurs organisations syndicales et politiques de gauche radicale, dont Solidaires, le NPA, « Action antifasciste Paris-banlieue » et des collectifs de sans-papiers.

« Solidarité avec les réfugiés », « le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine, ou on en crève », « Pas de quartier pour les fachos ! Pas de fachos dans nos quartiers ! », scandaient les manifestants.

De brefs heurts ont éclaté vers 16 h 00 aux abords du parc de la Villette quand une cinquantaine de manifestants vêtus de noir et le visage masqué ont lancé des fumigènes et projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes, a constaté l’AFP. Ces incidents ont eu lieu non loin du Zénith, où Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, doit tenir un meeting lundi soir.

La manifestation, qui est arrivée devant la mairie du XIXe arrondissement vers 17 h 00, s’est achevée sans autre incident notable.

« Une manifestation populaire »

« Aujourd’hui nous avons voulu organiser une manifestation populaire, au départ de la banlieue, pour sensibiliser les premiers concernés par les déclarations du FN », les habitants des quartiers, a expliqué à l’AFP un membre du collectif « Action antifasciste Paris-banlieue » qui n’a pas souhaité donner son nom.

« Nous voulions montrer que l’antifascisme ce n’est pas un truc de blanc bourgeois », a ajouté Frédéric Bodin, secrétaire national de l’union syndicale Solidaires.

Certains collectifs ont dit prévoir lundi plusieurs « actions » avant le meeting de Marine Le Pen.

Mots-clés :